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Un procédé historique
Inventé en 1842 par Sir John Herschel, le cyanotype utilise deux sels de fer qui deviennent photosensibles une fois mélangés. Exposé à la lumière UV — soleil ou Luminograph — il révèle une image monochrome d'un bleu intense. Anna Atkins l'utilisa pour créer le premier livre illustré par la photographie.
Matériaux
Papier aquarelle 100% coton 640 g/m² · Émulsion VP N°01 + VP N°02 · Pinceau large · Lumière UV
100% non toxique
Toutes nos chimies sont reformulées par Vision Picturale pour être praticables en cuisine, sans danger. Aucun produit toxique.
En 4 étapes
Mélangez les solutions VP N°01 et VP N°02 à parts égales, puis enduisez le papier au pinceau.
Imprimez votre négatif sur film transparent avec les profils ICC fournis.
Placez le négatif en contact sur le papier sensibilisé et exposez 5-15 min au Luminograph.
Rincez à l'eau courante pendant 5 minutes. Le bleu de Prusse apparaît progressivement.
Soleil ou Luminograph ?
Le cyanotype peut s'exposer au soleil — c'est même son charme historique. Mais le soleil parisien d'un mercredi de novembre n'a rien à voir avec celui d'un midi de juillet : les temps varient de 5 minutes à plus d'une heure pour la même émulsion, le même papier, le même négatif.
Au soleil direct d'été (12h-14h, ciel dégagé), comptez 5 à 8 minutes. Au soleil d'hiver oblique, comptez 25 à 45 minutes — et le résultat reste imprévisible : un nuage qui passe coupe l'exposition de 60 %. Pour un travail reproductible, c'est inutilisable.
Le Luminograph résout ce problème en délivrant une dose UV constante : 8 minutes au Luminograph A4 équivalent à une journée d'été ensoleillée, sans nuage, sans vent, à 14 h pile. Vous testez une fois, vous notez le temps, vous le réutilisez à l'identique trois mois plus tard.
Notre recommandation : commencez au soleil pour comprendre la sensibilité du procédé (et profiter de la magie du tirage en extérieur), puis passez au Luminograph dès que vous voulez produire une série cohérente — portrait, livre d'artiste, série botanique. Les deux approches sont complémentaires, pas opposées.
Questions fréquentes
Le cyanotype est un procédé photographique monochrome bleu inventé par Sir John Herschel en 1842, popularisé dès 1843 par la botaniste Anna Atkins dans son ouvrage Photographs of British Algae, considéré comme le premier livre illustré par la photographie. Le cyanotype repose sur la photosensibilité d'un mélange de citrate ferrique ammoniacal et de ferricyanure de potassium : sous UV-A, le fer III se réduit en fer II et forme le bleu de Prusse insoluble. Le kit Vision Picturale utilise VP N°01 (sels de fer) et VP N°02 (ferricyanure) en parts égales, appliqués au pinceau sur papier aquarelle 100 % coton 640 g/m² sans azurants optiques. Après séchage, le papier est exposé sous négatif puis rincé cinq minutes à l'eau courante, sans fixateur chimique. Le résultat se révèle pendant le séchage final : un monochrome bleu de Prusse aux blancs francs.
Le kit cyanotype Vision Picturale est non toxique et praticable en cuisine, car la chimie VP N°01 et VP N°02 ne contient aucun bichromate, aucun sel d'argent et aucun solvant volatil. Le citrate ferrique ammoniacal est classé sans pictogramme de danger sanitaire selon les fiches de sécurité européennes ; le ferricyanure de potassium, contrairement à une confusion fréquente, ne libère du cyanure qu'en présence d'acides forts chauds, jamais dans les conditions de tirage. Le pratiquant peut concrètement préparer la sensibilisation sur une table de cuisine recouverte d'un film polyéthylène, rincer le tirage dans l'évier domestique et stocker les flacons VP à température ambiante hors lumière. Il convient toutefois de porter des gants nitrile lors de l'application au pinceau pour éviter les taches durables sur la peau, et de ne pas mélanger les bains avec des produits acides ménagers concentrés.
Un tirage cyanotype Vision Picturale demande environ une heure trente du début à la fin, hors temps de séchage final. La sensibilisation au pinceau prend cinq minutes pour un format A4, suivie d'un séchage à l'obscurité de vingt à trente minutes selon l'hygrométrie ambiante. L'exposition sous le Luminograph A4, insolateur UV-A 365 nm placé à trente centimètres, dure cinq à quinze minutes selon la densité du négatif ; au soleil de midi en été dans le sud de la France, trois à huit minutes suffisent. Le rinçage à l'eau courante dure cinq minutes, jusqu'à ce que l'eau ressorte limpide et que les zones non insolées redeviennent blanches. Le séchage final à plat sur claie demande deux à quatre heures. Le pratiquant peut enchaîner trois à quatre tirages dans une matinée en parallélisant exposition et rinçage.
Le cyanotype est préférable à l'Aquaprint pour débuter en procédés alternatifs car il ne demande qu'une seule couche d'application, contre une à quatre couches successives pour l'Aquaprint quadrichromique. Le cyanotype tolère des variations d'exposition de plusieurs minutes sans dégradation visible, alors que la gomme VP N°04 réclame une fenêtre d'insolation précise de deux à cinq minutes par couche. Le coût matière du cyanotype est également plus bas : un flacon de VP N°01 et VP N°02 permet environ trente tirages A4, contre une dizaine pour un kit Aquaprint complet. Le pratiquant débutant obtient dès le premier tirage une image lisible et stable, sans manipulation de pigments en poudre ni dépouillage à l'eau chaude à 40 °C. Le cyanotype constitue donc la porte d'entrée historique et pédagogique recommandée avant d'aborder gomme, charbon ou résinotype.
Le cyanotype ne demande aucune expertise préalable et constitue le procédé alternatif le plus accessible aux débutants, réussi dès le premier ou deuxième essai dans la grande majorité des cas. En plus du kit chimie VP N°01 et VP N°02, le pratiquant doit acquérir du papier aquarelle 100 % coton 640 g/m² sans azurants optiques, un pinceau plat synthétique de 50 mm, une cuve plastique pour le rinçage, des gants nitrile et un négatif numérique imprimé sur transparent inkjet. Pour une exposition régulière indépendante de la météo, le Luminograph A4 à 449 euros ou A3+ à 699 euros, insolateur UV-A 365 nm conçu par Vision Picturale, garantit des temps reproductibles entre cinq et quinze minutes. Un châssis presse-contact à charnière améliore le contact négatif-papier. Le budget total hors kit reste inférieur à cent euros pour débuter sans Luminograph.
Un tirage cyanotype correctement rincé et conservé à l'abri de la lumière directe dure environ cent à cent cinquante ans selon les études de conservation menées par la Library of Congress américaine et l'Image Permanence Institute de Rochester. Le bleu de Prusse formé lors de l'insolation est chimiquement stable, mais sensible aux environnements alcalins : un contact prolongé avec des cartons non neutres ou des passe-partout basiques entraîne une décoloration progressive. Le pratiquant doit donc monter ses tirages cyanotypes sur cartons certifiés pH neutre, type Canson Conservation ou équivalent musée. Une réactivation par bain d'eau légèrement acidifiée au jus de citron permet de restaurer un cyanotype passé. Cette permanence reste inférieure à celle du procédé charbon, qui dépasse plusieurs siècles, mais demeure largement suffisante pour un usage d'exposition et de collection privée standard.
Une alternative
Les artisans de la Maison Picturale, atelier-galerie parisien, réalisent des tirages cyanotype sur commande à partir de votre fichier ou d'une œuvre de leur catalogue. Tirage à la main sur papier coton 100 %, formats jusqu'au Jésus (56 × 76 cm). Vision Picturale fournit le kit ; la Maison Picturale fournit l'image finie, signée.
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Maison Picturale · Paris 20e
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